La Vitrine

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vendredi 27 janvier 2012

Old School, La Vitrine et Radio MNE passent à la télé !

logoAlsace20specialprint.jpeg Ce soir à 19h ne manquez pas Marlène et Jean-Luc qui nous parlent de Old School sur Alsace 20. Une interview réalisée par Fouzi pour l'émission C'est vous sur 20. On y parlera plus particulièrement de La Vitrine et Radio MNE. L'émission sera disponible dès demain sur le site de Alsace 20. http://www.alsace20.tv/

jeudi 26 janvier 2012

Tranches de Quai à la Vitrine le 9 février

Dinah Bird, artiste radiophonique, investit la boutique culturelle La Vitrine, dans le cadre d'un atelier avec une dizaine d'étudiants, à l'occasion de la manifestation "Tranches de Quai #17".

Pour en savoir plus sur l'artiste : www.radio1001.org/Members/dinah

Jeudi 9 février 2012 - entrée libre

  • à partir de 17h à la Vitrine, Free Radio avec Dinah Bird
  • à partir de 19h30 au Quai, école supérieure d'art 3 quai des Pêcheurs 68200 Mulhouse tlé 03 69 77 77 20 www.lequai.fr

lundi 16 janvier 2012

Lucie vs. Bowie

(article paru dans les DNA le 16 janvier 2012 - www.dna.fr)

Nom: Joan. Age: 48 ans. Signes particuliers: dessine aussi bien pour le journal Spirou que pour les Dernières Nouvelles d’Alsace.

En 2004, «Frigo», tome 4. En janvier de la même année, Joan organise la plus incroyable performance jamais enregistrée par le Festival d’Angoulême : il repeint le Centre national de la Bande dessinée et de l’Image avec un Canadair », assure la biographie du dessinateur mulhousien Joan, consultable sur le site internet www.bedetheque.com. « C’est sur le net, ça ? », s’esclaffe l’artiste lorsqu’on s’étonne d’être passé à côté de l’événement. « J’avais écrit ça comme ça, pour les Humanos (maison d’édition, ndlr) au début des années 2000. Tu sais, je passe très peu de temps sur le net, et encore moins pour savoir ce qu’on retient de moi. »

Travailler à coups d’avions porteurs de liquides, Joan ne l’a donc jamais fait, mais l’idée n’a pas été lancée en l’air. « On travaillait sur un vrai projet, repeindre la Statue de la Liberté. Après tout, elle avait été construite par un Alsacien. On avait déjà notre nom, la Barbouille de France, composée de six Canadairs. Un par couleur. Et puis il y a eu le 11-Septembre. Survoler l’Etat de New-York avec six avions remplis d’on ne sait trop quoi, on peut oublier. Pour dix années au moins, encore… »

Le «bien rock’n’roll»

Lard ou cochon? Dans l’humour, rien n’est jamais sûr. Mais c’est à l’image de ce Mulhousien né en 1963, qui ne s’est jamais contenté des limites de sa table à dessin. « Je suis arrivé à la BD accidentellement », reconnaît l’ancien étudiant des Beaux-arts, « vachement plus attiré par la vidéo » et l’univers de potes musiciens. « Je n’ai pas été influencé par des auteurs particuliers. En fait, je lisais tout ce qui me tombait sous la main, que ce soit des Akim, des Blek le Roc (petits formats, vendus trois francs six sous, généreusement imbibés d’encre, ndlr) ou des albums des séries Pépito ou Tartine (BD enfantine, ndlr). Avec Métal Hurlant, j’ai découvert ce qu’était le «bien rock’n’roll».

Il s’est essayé aux percussions mais la postérité retiendra plutôt de ses années 1980 les fresques murales, les pochoirs adoubés dans les bars-rocks… et ses collaborations à l’univers des fanzines. C’est là, dans des trous à boucher, que naît la Petite Lucie, « dessinée à même les maquettes, la tête semblable à un Pacman, des couettes à la place des oreilles, une jupe plissée et des chaussures à la Minnie Mouse, mais pointues. » Cette graine de strip, bande dessinée composée de deux-trois cases, tape dans l’œil d’un éditeur allemand. Elle poursuit sa mission de créature à gags dans le magazine UComics.

25 ans plus tard, la Petite Lucie est devenue une figure réputée pour de nombreux Belges, du moins ceux qui font ou ont fait partie des « petits lecteurs de Spirou », habitués aux pages de jeux réalisés par son auteur. En France, elle s’est promenée un temps dans les pages du magazine BD Psikopat. Elle s’est aussi invitée dans les hommages rendus au quadragénaire Fluide Glacial.

Lucie, Lucie, toujours Lucie… La gamine rebelle ferait presque oublier ses albums de BD narrative, avec Harty ou Ptiluc, avec qui il a cosigné deux albums de «Frigo». Ses travaux de plasticien avec Louis Perrin ou Yves Carrey. Tous deux ont réalisé, l’an passé, un « travail en volume », baobab de 13 m de hauteur poussé à l’entrée du salon international du livre et de la presse, à Genève. Joan n’a-t-il jamais songé à se débarrasser de sa créature ?

« Je l’ai détruite plusieurs fois », se marre-t-il. « Je l’ai même « tuée » pendant six mois pour punir un éditeur. » Aujourd’hui, La Petite Lucie est encore plus forte. Elle n’hésite pas à squatter le monde du vinyl, semant le désordre dans les images mythifiées des pochettes des années 1970. C’est « Lucie in the skeud », paru en octobre dernier aux éditions 12Bis. « Les 3 Baudets accueillent actuellement une exposition sur le sujet. Elle durera jusqu’au 2 février », précise l’auteur, qui revient de Paris où il a supervisé les accrochages de ses travaux.

Il y a un endroit où la Petite Lucie n’a pour l’instant jamais posé ses croquignolesques chaussures, c’est dans les colonnes de notre journal. Le dessinateur collabore effectivement avec la rédaction mulhousienne des DNA depuis plus d’une vingtaine d’années. Il préfère se concentrer sur la recherche de gags plutôt que sur l’étude physique des personnages de la faune municipale. « J’ai mis pas mal de temps à saisir Jean-Marie Bockel, j’ai encore des difficultés avec le nouveau maire, Jean Rottner, qui change régulièrement de look. » Un qu’il n’a par contre aucun mal à représenter, c’est l’adjoint à la culture, Michel Samuel-Weis. En raison de son physique et de la longévité de son mandat. « Cela ne l’a jamais dérangé d’être représenté. C’est d’ailleurs lui qui m’a proposé de faire une exposition de mes dessins de presse, au printemps prochain. »

Stéphane Freund

lundi 9 janvier 2012

La Vitrine - dans le Petit Futé 2012

Elles s'appellent Muriel Hasse-Collin, Fanny Delqué ou encore Julie Lacour. Mais il y en a plein d'autres. On les dit créateurs de vêtements, peintres, graphistes, musiciens, écrivains ou concepteurs de bijoux et d'accessoires, mais on pourrait les voir plutôt comme des montreurs d'objets et des créateurs d'histoires. Car à la Vitrine chaque objet est une histoire incroyable. Et paradoxalement cette vitrine ne se voit pas de l'extérieur, mais se trouve à l'intérieur où chacun devient acteur. Aménagée comme un studio d'étudiant, avec table basse et fauteuils vintage, bibliothèque où traînent quelques bouquins et cd, penderie avec fringues décalées et originales, tableaux étonnants et atypiques, table de chevet avec lampe desing, téléphone années soixante-dix, musique super zen, cette Vitrine est véritablement une boutique hot en couleur. Et notamment parce qu'elle défend les couleurs locales. Tout est made in dans le coin ... ou presque, en passant par les vinyles, les bijoux et créations textile, et c'est ça qui donne le ton si singulier de cette Vitrine du monde local. On applaudit fortement la démarche du collectif Old School dont un des buts est de promouvoir les créations de ces talents régionaux. On vous recommande ainsi de faire un détour dans cet appartement du bonheur, à deux pas de la tour de l'Europe, où tout est à vendre ... ou presque. La vitrine le préconise sur son blog, et nous aussi: léchez-vous tenter !

NB : La Vitrine figure dans la rubrique palmarès "Les futés de l'année" en page 9 mais également en pages 21, 23, 28, 92, 143, 146 et 164 ! www.petitfute.com

jeudi 22 décembre 2011

Cadeaux : du "made in Mulhouse" bien emballé

(extrait du Journal L'Alsace du 21 décembre 2011)

« Achetez français ! » est devenu le slogan à la mode, à quelques mois de l’élection présidentielle. Comme nos hommes politiques, à la rédaction nous disons « Achetez mulhousiens ! » pour vos cadeaux de Noël. Ça limite les frais de transport tout en assurant des revenus décents aux créateurs, artistes, ouvriers... de la région. Voici douze propositions, de 6,50 € à plus de 30000€, pour un Noël malin et original.

TEE-SHIRT.- C’est la réussite 2011 : le tee-shirt « Pétasse d’Alsace », dessiné par Marianne Maric et Poupet Pounket. Le premier tirage est épuisé, mais un nouveau stock vient d’arriver à La vitrine. « Ce tee-shirt, il change ta vie ! », promet Jean-Luc Wertenschlag de La vitrine. 38 €.

UN CD.- Le très singulier Sined — alias Denis Scheubel — vient de presser son nouveau CD « Live in Auckland », en collaboration avec Old School. Cinq titres dévoilent une facette décalée de l’œuvre de l’artiste mulhousien. 7 € à La vitrine et dans plusieurs bars.

UN LIVRE-BD.- Le livre « Lucie in the Skeud » du dessinateur local Joan reprend ses couvertures de 33 tours customisées. C’est le cadeau pour les amoureux du rock et de la BD. 25 € en librairie.

UN JEU.- Tout frais imprimé, un jeu de sept familles illustré par sept Mulhousiens. On retrouve les familles Voleuse, Pollueuse... dans ce jeu craquant. 10 €, uniquement en vente à La vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse, du mardi au samedi de 11 h à 19 h.

Photos C. Schmitt et DR

vendredi 16 décembre 2011

Le Jeu des 7 familles est arrivé !!

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Un jeu des 7 familles made in Mulhouse

Mettez vous 7 artistes mulhousiens en poche avec la Vitrine !

Lili Aysan, Bearboz, Hugues Baum, Fanny Delqué, Clémentine Martinez, Laurence Mellinger et Johanny Melloul ont imaginé un jeu des 7 familles pour parents et enfants à partir de 4 ans..

A l'image de nos propres familles, vous y trouverez des crados, des gaspilleurs, des chouraveurs, des capricieux, des furieux,… dans une création originale, pédagogique et 100% locale. Chaque artiste exprime ses véhémences filiales, crises parentales et autres allergies dynastiques...

Il s'agit de la première réalisation collective de La Vitrine. Tout comme dans la boutique culturelle éponyme dédiée aux créateurs alsaciens, cet objet se veut représentatif d'une production locale forte et active, loin des multinationales du loisir chinois.

Bonzaï !

En vente uniquement à La Vitrine !

mardi 13 décembre 2011

STAMALA avec Bernard Plossu

Le podcast est en ligne !!

http://www.radiomne.com/podcast/stamala%20ft.%20Bernard%20Plossu

STAMALA sur radio MNE, avec une interview du photographe et de l’éditeur pour une émission 100% seventies avec Zenebou et Fanfan.

Ce photographe arpente le monde depuis sa naissance. Ses images sensuelles, aux vibrations immobiles et silencieuses nous parlent de la douceur des corps, de la matière, du mouvement et autres “paysages intermédiaires”. Les thèmes comme le voyage, l’espace, la famille, sont souvent abordés de manière autobiographique et l’on retrouve dans son travail une écriture intime, un langage repérable au fil des années. En dédicace, ses nouveaux livres “Far Out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa” chez le fameux éditeur mulhousien Médiapop, avec des photos inédites, un entretien récent et deux reportages parus dans Rock & Folk il y a 40 ans, et le “Voyage mexicain”, témoignage fort et poétique des années 60.
A suivre aussi : l'exposition "Les voyages mexicains" au musée des beaux-arts de Besançon du 10 décembre 2011 au 2 avril 2012. Plus d'infos sur www.musee-arts-besancon.org

www.mediapop.fr
www.signatures-photographies.com



mardi 6 décembre 2011

Cette semaine à la Vitrine

JOURNEE DES ENFANTS

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avec spectacle de clowns Scen’art
mercredi 7 décembre à 15h

Création alliant le jeu clownesque et la magie des pinceaux, au rythme d’une musique percussive endiablée.

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LUCIE IN THE SKEUD le nouveau livre de Joan

vendredi 9 décembre 18h

Le dessinateur Joan dédicace son livre sur son incroyable collection de vinyles customisés par son personnage fétiche, la petite Lucie. Cette édition grand format compte 150 pochettes de 33 tours fameux revisitées. Lucie in the skeud est un objet imprimé non identifié, un bonheur de bouquin à (s’)offrir si on aime la BD et le rock’n roll et un cadeau indispensable pour les éternels mômes attardés qui continuent de mettre leurs santiags crasseuses sous le sapin de Noël.

www.lapetitelucie.com

www.12bis.com


BERNARD PLOSSU
dédicace ses livres “Far Out!” et “Le Voyage mexicain”

dimanche 11 décembre à partir de 14h30

Ce photographe arpente le monde depuis sa naissance. Ses images sensuelles, aux vibrations immobiles et silencieuses nous parlent de la douceur des corps, de la matière, du mouvement et autres “paysages intermédiaires”. Les thèmes comme le voyage, l’espace, la famille, sont souvent abordés de manière autobiographique et l’on retrouve dans son travail une écriture intime, un langage repérable au fil des années. En dédicace, ses nouveaux livres “Far Out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa” chez le fameux éditeur mulhousien Médiapop, avec des photos inédites, un entretien récent et deux reportages parus dans Rock & Folk il y a 40 ans, et le “Voyage mexicain”, témoignage fort et poétique des années 60.
A suivre aussi : l'exposition "Les voyages mexicains" au musée des beaux-arts de Besançon du 10 décembre 2011 au 2 avril 2012. Plus d'infos sur www.musee-arts-besancon.org

www.mediapop.fr
www.signatures-photographies.com



JEU DES 7 FAMILLES

made in Mulhouse mardi 13 décembre 17h

Une création originale avec Lili Aysan, Bearboz, Hugues Baum, Fanny Delqué, Marlène Fritsch, Clémentine Martinez, Laurence Mellinger, Johanny Meloul, Anne Werey. Une coproduction La Vitrine / Louftibus.

Mulhouse regorge de talents créatifs ! La preuve avec ce projet qui réunit une belle équipe de 9 illustrateurs et graphistes, rassemblés pour imaginer un jeu de cartes des 7 familles pour parents et enfants à partir de 4 ans. Même sans savoir lire, on pourra jouer en reconnaissant les différentes familles : les accros aux nouvelles technos, les gaspilleurs, les capricieux, les furieux … Un cadeau pédago et rigolo, un jeu de fabrication 100% local, un plaisir unique, à tester en famille sous le sapin de Noël !

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jeudi 1 décembre 2011

Le « coup de frime » d’un grand pudique - Article paru dans l'Alsace, le 01/12/2011 par Sylvain Freyburger

01/12/11 - Sined PHOTO: Sylvain Freyburger


Sined, alias Denis, et Marie présenteront vendredi la nouvelle perle du talentueux rouquin mulhousien à la Vitrine. Photo S.F.


Le très singulier Sined présente son nouveau CD « Live in Auckland », vendredi à La Vitrine. Cinq titres qui dévoilent une facette extravertie et décalée de l’œuvre de l’artiste mulhousien.

En voilà un qui maîtrise comme peu d’autres l’art de l’hypnose sonore, du magnétisme trouble que peut exercer une rythmique répétitive, charriant un phrasé posé de prophète rock. Dans l’incertaine lignée de groupes comme Joy Division ou Suicide, ou d’Alain Bashung période Play Blessures, le Mulhousien Denis Scheubel laboure sans relâche un sillon très personnel, et ce en toute discrétion. Faisant suite à une flopée de projets, l’album Bruit roux, publié en 2007, cristallisait pourtant le meilleur de l’inspiration de son auteur, désormais connu sous le nom d’artiste de Sined. Les culbutes verbales semblent se fondre et se renouveler dans les paysages sonores brumeux, à la lisière du rêve éveillé, de cette œuvre étonnante, suggérant par endroits une manière inédite de faire sonner la langue française et d’envisager la notion de « poésie sonore ». C’est pourtant avec un mini-album 100 % anglophone que Sined revient aujourd’hui aux devants de l’actualité discographique locale. « L’anglais m’attire de plus en plus, ça me permet de m’exprimer de manière à la fois plus pudique et plus directe », explique l’artiste. Une manière paradoxale de mettre de la distance dans son travail ? Histoire d’en rajouter encore un peu, ce Live in Auckland a, comme son nom l’indique, été enregistré en Nouvelle-Zélande, dans un petit club, devant un public plus ou moins attentif… « Ça s’appelait le Club One, précise le malicieux rouquin. Mais inutile de le rechercher, il a brûlé depuis ! » Soit. En tout cas, le travail de mise en scène sonore, effectué avec le fidèle Rémy Bux, est bluffant : il est conseillé d’écouter le CD au casque pour se plonger dans une ambiance « live » vibrante et accidentée, plus vraie que nature. Avec l’impression de recevoir une carte postale écornée, venue de l’autre bout du monde. Drôle d’objet. À un mètre du sol « Cet album, c’est un coup de frime… Parce qu’en concert, tu te retrouves à un mètre du sol et t’as intérêt à l’assumer. C’est inexplicable, tu te retrouves dans des états que rien ne peut remplacer. » D’où le côté extraverti de cet assortiment de blues branlants, malmenés par des boucles électroniques qui s’entrechoquent, des dérapages de guitares noisy, des chutes abruptes… « On a fait du neuf avec du vieux, commente Marie, qui joue de la guitare basse sur ce Live in Auckland. On a utilisé des boucles et des textes que Denis avait laissés de côté ». Et, en toute logique, on a invité Johnny, « le maori du coin », à poser sur la couverture.

Y ALLER Sined présente « Live in Auckland », vendredi 2 décembre à partir de 17 h, à la Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse.

mercredi 30 novembre 2011

SINED à La Vitrine --- Vendredi 2 décembre 17h

Nouveau CD et mini-concert

Denis Scheubel alias Sined est un personnage unique et attachant. Depuis bien plus longtemps que la tour de l’Europe, il survole Mulhouse dans tous les sens. Musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste... Son sixième disque «Live à Auckland» est prêt pour Noël! A découvrir aussi, “About Rock, Sex and Cities”, réjouissant bouquin réalisé avec Henri Walliser.

www.facebook.com/sinedmusic

DOUD'ETTE à La Vitrine --- Samedi 3 décembre

Doud'ette sera toute la journée à La Vitrine

Doud'ette développe une ligne d’accessoires, de sacs cabas et souliers. Sa recherche vient de son expérience de danseuse chorégraphe, elle travaille les matériaux avec souplesse, ses créations ne sont pas des éléments figés mais s’articulent en même temps que le corps, en une danse complice.

http://www.doudetteb.blogspot.com/

mercredi 16 novembre 2011

à la Vitrine en novembre décembre

Léchez-vous tenter ! La boutique des créateurs présente les produits culturels de 60 artistes d’ici. Mode, édition, musiques, jeux, bijoux, culottes, sacs, cadeaux, sérigraphies, affiches, cartes postales, peluches, enfants, t-shirts et bien plus.

Nouveaux horaires à partir du 1er décembre : mardi au samedi 11h à 19h Ouverture les dimanches de 14h à 18h en décembre



PIERRE FRAENKEL

Vernissage Pierre Fraenkel (ex-Alsacherie) jeudi 24 novembre 18h

Depuis 10 ans, Pierre investit l’espace urbain, la rue lui permet d’exposer devant un large public. L’idée des lettrages est consécutive à toutes ses tentatives tout terrain urbain. Cela permet une grande visibilité, avec un effet impressionnant lié au volume dégagé, avec la fameuse typo des lettres de «Hollywood». Il aborde tout, questions sociales, sociologiques ou politiques mais aussi sentiments. Qu’il s’agisse du diminutif “Schatzala” (petit trésor en alsacien) ou de l’expression “Wesh Bien”, association d’arabe et de français, tout le monde doit comprendre. Il utilise souvent le langage sms, les raccourcis, remplace des mots par d’autres, en invente, fait (fée!) des fautes, mais tout fait sens et souvent de façon ludique. En bonus pour La Vitrine : une jolie collection de tableaux écrits à la façon d’un “Ben mulhousien”.

alsacherie.free.fr

www.facebook.com/alsacherie

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DAME DE LYS & LEMKIN'S BOX

samedi 26 novembre de 10h à 18h

Lempkin, jeune créatrice textile, mélange les époques et les matières, joue les anachronismes, à travers le désuet, le kawaï, le rétro. La Dame de Lys crée à la main des pièces uniques, bijoux et accessoires d’un autre temps.

www.ladamedelys.com
lempkinsbox.canalblog.com

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SINED

Live in Auckland - Sortie du nouveau CD de Sined vendredi 2 décembre 17h

Denis Scheubel alias Sined est un personnage unique et attachant. Depuis bien plus longtemps que la tour de l’Europe, il survole Mulhouse dans tous les sens. Musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste... Son sixième disque «Live à Auckland» est prêt pour Noël! A découvrir aussi, “About Rock, Sex and Cities”, réjouissant bouquin réalisé avec Henri Walliser.

www.facebook.com/sinedmusic

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DOUDETTE

samedi 3 décembre de 11h à 18h

Doudette développe une ligne d’accessoires, de sacs cabas et souliers. Sa recherche vient de son expérience de danseuse chorégraphe, elle travaille les matériaux avec souplesse, ses créations ne sont pas des éléments figés mais s’articulent en même temps que le corps, en une danse complice.

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JOURNEE DES ENFANTS

avec spectacle de clowns Scen’art 

mercredi 7 décembre à 15h

Création alliant le jeu clownesque et la magie des pinceaux, au rythme d’une musique percussive endiablée.

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LUCIE IN THE SKEUD le nouveau livre de Joan

vendredi 9 décembre 18h

Le dessinateur Joan dédicace son livre sur son incroyable collection de vinyles customisés par son personnage fétiche, la petite Lucie. Cette édition grand format compte 150 pochettes de 33 tours fameux revisitées. Lucie in the skeud est un objet imprimé non identifié, un bonheur de bouquin à (s’)offrir si on aime la BD et le rock’n roll et un cadeau indispensable pour les éternels mômes attardés qui continuent de mettre leurs santiags crasseuses sous le sapin de Noël.

www.lapetitelucie.com

www.12bis.com



BERNARD PLOSSU

dédicace ses livres “Far Out!” et “Le Voyage mexicain”

dimanche 11 décembre à partir de 14h30

Ce photographe arpente le monde depuis sa naissance. Ses images sensuelles, aux vibrations immobiles et silencieuses nous parlent de la douceur des corps, de la matière, du mouvement et autres “paysages intermédiaires”. Les thèmes comme le voyage, l’espace, la famille, sont souvent abordés de manière autobiographique et l’on retrouve dans son travail une écriture intime, un langage repérable au fil des années. En dédicace, ses nouveaux livres “Far Out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa” chez le fameux éditeur mulhousien Médiapop, avec des photos inédites, un entretien récent et deux reportages parus dans Rock & Folk il y a 40 ans, et le “Voyage mexicain”, témoignage fort et poétique des années 60.
A suivre aussi : l'exposition "Les voyages mexicains" au musée des beaux-arts de Besançon du 10 décembre 2011 au 2 avril 2012. Plus d'infos sur www.musee-arts-besancon.org

www.mediapop.fr
www.signatures-photographies.com



JEU DES 7 FAMILLES

made in Mulhouse mardi 13 décembre 17h

Une création originale avec Lili Aysan, Bearboz, Hugues Baum, Fanny Delqué, Marlène Fritsch, Clémentine Martinez, Laurence Mellinger, Johanny Meloul, Anne Werey. Une coproduction La Vitrine / Louftibus.

Mulhouse regorge de talents créatifs ! La preuve avec ce projet qui réunit une belle équipe de 9 illustrateurs et graphistes, rassemblés pour imaginer un jeu de cartes des 7 familles pour parents et enfants à partir de 4 ans. Même sans savoir lire, on pourra jouer en reconnaissant les différentes familles : les accros aux nouvelles technos, les gaspilleurs, les capricieux, les furieux … Un cadeau pédago et rigolo, un jeu de fabrication 100% local, un plaisir unique, à tester en famille sous le sapin de Noël !

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dimanche 6 novembre 2011

Vernissage Pierre Fraenkel (ex-Alsacherie) - jeudi 24 novembre 18h



L’espace urbain : affichage et lettrage__

Depuis 10 ans environ, j'interviens dans l'espace urbain, la rue me permettant d'exposer devant un large public. L'affichage libre s'est avéré dans un premier temps (lors de mes diverses expériences de supports de collage), le support le plus intéressant, légal et libre d'accès. Il permet, en effet, une expression libre avec des moyens simples comme le texte. Chaque ville est tenue de mettre des espaces d'expression libre sous forme de panneaux d'affichage libre (à but non lucratif, pour les associations et les personnes). La ville de Mulhouse est, il faut le souligner, à ce niveau-là, exemplaire. Ayant beaucoup collé dans l’Hexagone, j’ai pu constater un certain nombre de manques d’emplacements dans beaucoup d’agglomérations. Néanmoins, ces panneaux présentent quelques contingences qui m'ont poussé à chercher d'autres moyens d'expression.

En effet les panneaux sont dans leur majorité disposés dans la périphérie des villes, les messages se trouvent alors écartés des lieux les plus denses. J'ai donc confectionné un panneau d'affichage portatif, (type homme sandwich, procédé publicitaire très utilisé aux Etats-Unis) ce qui m’a permis d'accéder au cœur de la ville tout en étant mobile. Cependant, il a fallu que je repense ce procédé car dès qu'une personne se trouvait devant moi, le message s'en trouvait… caché ! J'ai alors construit un nouveau panneau surélevé qui, s’il rend effectivement le message plus visible, est très contraignant physiquement. Aussi, j'ai abandonné ce support momentanément.

L'idée des lettrages est consécutive à toutes mes tentatives d'expositions dans l'espace urbain. Ce lettrage permet, de fait, une grande visibilité, avec un effet impressionnant lié au volume dégagé et au système lui-même que l'on reconnaît avec la fameuse typo Collège des lettres de « Hollywood » ; typo reprise par beaucoup de vignobles alsaciens qui utilisent ce procédé pour que leur nom soit visible de très loin.

D'une manière générale, j'aborde tout ce qui pose question de nos jours, qu'il s'agisse de questions sociales, sociologiques ou politiques mais aussi de sentiments. Je suis intéressé par les expressions communes qui font lien, elles sont le lieu commun d'une époque et sont souvent employées dans l'intimité. C'est cette dimension intime que j'ai choisie de mettre en avant dans cette mise en place. Qu'il s'agisse du diminutif "SCHATZALA" (petit trésor) en alsacien ou de l'expression "Wesh Bien", association d'arabe et de français, j’entends que tout le monde comprenne.

D’autre part, j'utilise souvent le langage sms, les raccourcis, je remplace des mots par d'autres, j'invente des mots, je fais (fée !) des fautes, mais tout fait sens et cela est, bien évidemment, le plus souvent ludique. Quelques mots résonnent tout spécialement avec l’artère sélectionnée. Ainsi j'ai choisi la rue du Sauvage pour installer le mot « BOGOSS », qualificatif toujours à la mode, qui s'inscrit parfaitement dans cette rue principale où les looks et les gens sont les plus visibles… surtout les jeunes hommes qui sont très souvent originalement apprêtés !

Pour en savoir plus :

http://alsacherie.free.fr

http://www.facebook.com/alsacherie

vendredi 28 octobre 2011

Label /// Wooden home, nouveau refuge alternatif

Samedi à 17 h, à la Vitrine de Mulhouse, David Rayot présente le nouveau label Wooden home, le fanzine « La pieuvre » et les sons pas comme les autres de d.

On appelle ça un État dans l’État, ou une galaxie parallèle. Ou tout simplement la bande du Mulhousien David Rayot, éternel point de départ, d’arrivée, de croisement… d’un collectif de musiciens, de poètes, de photographes ou de graphistes décidé à tracer un sillon alternatif, loin des sentiers musicaux actuels.

Après Botany talk home et un CD lumineux en 2010, le duo domino_e avec sa compagne Audrey Dreyer, Concept art à la chapelle, la naissance cet été du fanzine La pieuvre… David Rayot lance donc le label Wooden home.

Premier album à paraître avant la fin de l’année, celui de domino_e, suivi du CD des Mulhousiens de Wireless flower (from Mercury), prochainement, puis le deuxième opus de Botany talk home qui vient de changer de line-up. « Aujourd’hui, il y a Pierre-Yves Rayot, David Linder et Audrey à la basse », explique le guitariste et chanteur du groupe, qui annonce également des changements musicaux. « C’est plus noisy. On a viré les morceaux pop et légers et travaillé l’atmosphère. »

Wooden home est un label et un lieu, à Mulhouse du côté de la Mer Rouge, où se mélangent amplis et studio photo, bouts de papier et chroniques pour La pieuvre. « Samedi, on présente le numéro 2 du fanzine. Là encore, on paye tout, on se débrouille avec une photocopieuse, mais on espère sortir un numéro tous les deux mois. » Le prix est libre, mais pas gratuit et les bonnes volontés sont les bienvenues. « Le label, le fanzine, c’est deux années de rencontres, avec des gens qui ont envie de s’investir dans la culture alternative. On est ouvert à ceux qui veulent participer, qui viennent mettre de l’énergie », précise David Rayot.

Musique et photos

Pour la rencontre de samedi, David jouera donc seul, sous l’appellation d., présentera La pieuvre et expliquera inlassablement sa démarche de fusionner l’image, les sons, les mots. David Kolb exposera également ses photos. Puis Botany talk home jouera en ouverture d’Ema, le 1 er novembre à la Laiterie à Strasbourg, domino_e sera le 5 novembre à 19 h à Staffelfelden (à la Margelle)… pour continuer de creuser un sillon alternatif à Mulhouse, Paris ou en Bretagne, « mais toujours sur une ligne Est-Ouest ».

Y ALLER

Soirée Wooden home, samedi 29 octobre à 17 h à la Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Entrée libre.

domino_e, premier duo produit par le label Wooden home. Photo C.Kolb

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 27/10/2011 - par Laurent Gentilhomme - www.lalsace.fr)

jeudi 20 octobre 2011

Bouquiner /// Tout Mulhouse (au) lit avec Lucie Lux

L’auteur mulhousienne Lucie Lux dévoile aujourd’hui son livre documentaire sur le moteur du rock : le sexe. « Rock’n’sex » est un ouvrage qui s’immisce avec volupté dans le festival littéraire qui a pour thème cette année la musique.

« Au début du XX e siècle, ‘’rock and roll’’ est une expression régulièrement utilisée par les esclaves noirs pour évoquer l’acte charnel dans une Amérique très puritaine. En associant to rock (secouer) à to roll (balancer), ce qui est retenu, c’est l’idée de mouvement, le côté animal du sexe, pour parler de la chose sans en avoir l’air. » C’est ainsi que débute le très didactique Rock’n’sex, le dernier livre de la sulfureuse Lucie Lux, qui réunit les deux passions de la jeune femme : le rock et le sexe.

Philippe Manœuvre a inauguré la série d’ouvrages éditée chez Tana avec Être rock, en 2007. Rock’n’sex en est le quatrième opus. Et si la maison d’édition a pensé à Lucie Lux pour cet objet textuellement transmissible, c’est que la Mulhousienne n’en est pas à ses premiers faits d’arme.

Son pseudonyme naît dans les pages du magazine Polystyrène en 2004, à la rubrique Dico lubrique. La même année, elle fait ses premiers pas radiophoniques sur RBS, une radio strasbourgeoise libre, avant d’être « chronixeuse » sur la radio mulhousienne MNE en 2009, avec son émission Gorges profondes.

Mais ce sont ses récits dans les ouvrages Pulsions de femme, Sex is Rock’n’roll, et le très explicite Je ne m’ennuie jamais toute seule (chez Blanche et J’ai lu) qui ont décidé Tana Éditions à choisir Lucie Lux pour élaborer ce rockumentaire. Lucie invite alors son amie MissCandy Dion, illustratrice immergée dans l’univers rock, à la rejoindre dans l’aventure. « L’instant est jouissif », mais la retenue est de rigueur, car les filles n’ont que 70 jours pour livrer leur bébé…

Let’s rock !

Lucie Lux s’exprime sans tabou ni fausse pudeur dans Rock’n’sex. Même entre les lignes, on appelle ici un chat un chat. C’est pourquoi nous n’effleurerons que quelques passages et nous nous contenterons des préliminaires pour cet exercice.

L’écriture est incisive, mais les références sont nombreuses. Histoires, anecdotes, potins, extraits et commentaires se lovent les uns aux autres.

Lucie Lux nous rappelle — par exemple —, qu’il y avait deux catégories dans le classement des meilleures ventes de disque en 1940 : une pour les blancs, l’autre pour les noirs. Pour Wynnie Harris « l’un des premiers à faire corps avec ses chansons », ce qui anime ses prestations, c’est le sexe. Il ouvre la voie de l’expression impudique sur scène et The King s’y engouffre. On apprend plus loin que ce n’est pas la prestation de l’Afro-Américain mais une femme qui a inspiré le déhanché d’« Elvis the pelvis ». C’est Tura Satana, héroïne de l’incontournable Faster pussycat de Russ Meyer, qui en est la cause. Métisse japono-cheyenne, sa maîtrise du hula-hoop et son sens du spectacle érotique auraient dévergondé le jeune Elvis Presley.

Lucie Lux multiplie les confidences intimes où Jerry Lee Lewis se dit prédicateur du sexe ; elle explique que le blouson de cuir du « rockeur invétéré » est issu des dérives sadomasochistes des Cramps. Que le grand Iggy Pop a vécu une idylle outrageuse avec une adolescente de 14 ans. Que Betty Page apparaît sur 20 000 clichés sans jamais avoir été rémunérée. Ou encore, que Nine Inch Nails (27 cm) est en fait la longueur des clous qui ont crucifié le Christ. Et enfin que Lemmy (Motörhead), pas très gâté par la nature, s’est mis à la musique pour emballer de la groupie à tout-va (2000 selon la police, 200 selon Lemmy Kilmister) et ce, pour le plus grand bonheur de millions de tatoués bien virils…

Les femmes aussi

L’écrivain n’oublie pas l’importance des femmes dans cet univers où l’organe masculin prédomine. Elle aborde le monde des groupies et des muses, certes, mais aussi le « pussy power » qui naquit en pleine émancipation féminine avec les Slits, L7 et le Riot Grrr !, un label qui influencera une certaine Beth Ditto, des Gossip.

Une petite devinette pour finir : quel est le point commun entre Iggy Pop et Jimi Hendrix ? Vous trouverez la réponse en effeuillant Rock’n’sex, chez votre libraire depuis l’aube.

DécouvrirRock’n’sex, 72 pages illustrées chez Tana Editions. Dans le cadre de Tout Mulhouse lit, quatre microfictions tirées de Sex is rock’n’roll sont susurrées vendredi, samedi et dimanche de 14 à 14 h 30 et en boucle à partir de 19 h vendredi sur Radio MNE (www.radiomne.com). Les actualités de Lucie Lux sur www.lucielux.org

Dom Poirier

Un Rock’n’sex fraîchement pressé qui laisse son empreinte dans cette édition de Tout Mulhouse lit dédiée à la musique. Illustrations MissCandy Dion

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 20/10/2011 - www.lalsace.fr)

Création /// Dana Popescu rêve au Mulhouse du XXII e siècle

Architecte de profession — elle exerce dans un cabinet de Rouffach — Dana Popescu est aussi une artiste vidéaste à l’imagination fertile, comme les spectateurs de son court-métrage « MétaMulhouse » ont déjà pu le constater lors d’une projection organisée au sein du site DMC, à l’occasion des « Journées de l’architecture » de l’an passé.

« Un œil neuf »

Forte de l’aide financière de Mulhouse art contemporain (plus celle, morale, de l’association Old school), la jeune femme récidive cette année, mais avec une série de 10 cartes postales (huit dans l’immédiat, deux autres à venir fin novembre).

Vidéo ou images fixes, le thème reste inchangé : le spectateur demeure convié à un « voyage temporel » dans un Mulhouse aussi futuriste qu’imaginaire, quelque part aux alentours de l’an 2100. On songe, spontanément, à la démarche d’Albert Robida (1848-1926), illustrateur virtuose et précurseur génial de tout le mouvement « steam punk »… Mais Dana Popescu se réfère plutôt au Blade Runner de Ridley Scott — le tout avec un propos résolument positif à l’égard d’une ville qu’elle n’a découvert que fin 2007 : « La seule chose que je souhaite, c’est que les Mulhousiens arrivent à se projeter d’une manière différente dans leur ville. J’aimerais les inciter à regarder des lieux qu’ils pensent déjà connaître d’un œil neuf… Car la réalité mulhousienne est bien meilleure que ce qu’on en entend dire souvent ! »

Y ALLER

Les cartes postales de Dana Pospecu seront disponibles début novembre à La Vitrine, 53, avenue Kennedy (5 € le jeu de huit). Des versions provisoires seront offertes d’ici là.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 17/10/2011 par E.D.)

Les cartes postales de Dana Popescu seront prochainement en vente à La Vitrine à Mulhouse. Photo Darek Szuster

jeudi 6 octobre 2011

Live /// Fleurs indiennes chimiques pour indie-rock électro-électrique

Les Bhopal’s Flowers, groupe atypique dans le paysage musical local, seront demain pour un showcase à la Vitrine et mardi, avant Jim Jones Review, au Noumatrouff. Rencontre…

En regardant le « Jumbo Pack » de leur premier album, The Jet Lagged session, puis leur clip vidéo et en leur demandant pourquoi ils s’appellent Bhopal’s Flowers, on se dit que ces drôles de cocos ont un gros problème avec les produits chimiques… Forcément, prendre pour nom de groupe un drame humain en Inde (la catastrophe de Bhopal, avec l’explosion d’une usine de pesticides en décembre 1984), faire un clip dans un hôpital psychiatrique et mettre des bonbons qui ressemblent à des médocs dans une pochette d’album, cela peut laisser songeur. Mais la mise en scène est plutôt bien trouvée, pour un groupe assez incroyable.

Tout commence par Lionel, le chanteur poète du groupe. Il traîne ses guêtres en Inde, se pose à Montréal pendant deux ans, avant de revenir faute de papiers à Mulhouse. La musique, c’est son truc. Comme il compose chez lui des morceaux, il se dit : pourquoi ne pas remonter un groupe. Normal, il a déjà joué dans de nombreux bands. Il en parle à son pote guitariste Eric, puis au bassiste Laurent, et la mayonnaise prend vite forme. « C’est vrai que l’on avait joué ensemble dans différents groupes, explique Lionel. Je voulais remonter un projet et tout est allé très vite. On peut dire qu’on a eu de la chance… »

Setâr et sitar

Très vite : c’est un euphémisme. Le groupe n’est même pas encore totalement formé qu’il y a déjà une liste de concerts programmés, un clip vidéo en gestation et un album à finir. Jérémie, à la batterie, embarque dans le navire qui récupère également au passage Marlène, accessoiriste sur le tournage de Hey Doc ! I’m sick, i’m sick, et xylophoniste dans les concerts. Vous rajoutez pour les lives Séb au saxo et Octave à la trompette et le tour est joué.

Mais au fait, c’est quoi le style des Bhopal’s Flowers ? « Moi j’ai des influences rock, musiques indiennes et iraniennes et électro, remarque Lionel. Je voulais mélanger le tout. Cela donne une indie-rock un peu électrique et énergique. » On peut voir ça comme ça. Et pour le côté iranien, l’anecdote est assez drôle pour être racontée : « En fait, je cherchais une sitar, un instrument indien. Je pensais en avoir trouvé une, mais en fait c’était une setâr, un instrument ressemblant mais d’Iran. Je me suis intéressé à cette musique. » En tous les cas, pour un album fait à l’arrache, à la maison, le son est plutôt bon… même très bon.

Si vous voulez découvrir ce groupe, rien de plus simple. Certains ont pu le faire hier soir à la Laiterie à Strasbourg. D’autres pourront le faire demain, lors d’un showcase de 18 h à 19 h à la Vitrine de Mulhouse — où non seulement ils joueront, mais en plus présenteront leur clip — ou mardi, en première partie de Jim Jones Review au Noumatrouff dès 20 h. Et si vous n’avez pas le temps d’aller y faire un tour, vous pourrez toujours vous rattraper en achetant leur premier album sur leur page Myspace, www.myspace.com/bhopalsflowers. Leur premier, car un deuxième est déjà en marche et il devrait sortir en mars. Les Bhopal’s Flowers n’ont vraiment pas envie de perdre du temps.

Y ALLER

Vendredi 7 octobre, de 18 h à 19 h, la Vitrine, avenue Kennedy à Mulhouse

mardi 11 octobre, à partir de 20 h, au Noumatrouff, rue de la Mertzau à Mulhouse.


(article paru le le 06/10/2011 dans le quotidien régional L'Alsace - photo Denis Sollier)

jeudi 22 septembre 2011

Lecture /// Philippe Braun à la Vitrine

Rebelle, enragée, provocante, l’écriture de Philippe Braun est à écouter en direct sur radio MNE et en public à La Vitrine, samedi, lors de la dernière lecture de son manuscrit autobiographique « Les mines de l’introspection ».

- Philippe Braun, qu’est-ce qui a déclenché l’écriture des « Mines de l’introspection », en 2001 ?

Vers 16-17 ans, j’écrivais quelques rimes, des réflexions, mais ce n’était pas très ordonné. Le déclic, c’était plus tard. Après un concert de Saul Williams et la lecture du livre d’Émile Cioran, Sur les cimes du désespoir. Je pensais que cette lecture allait me rendre malheureux, mais au contraire, elle m’a libéré. J’ai entendu quelqu’un d’autre exprimé ce que je ressentais, comme un écho. Mon projet, au départ, était de répondre point par point à ce livre. Finalement, c’est devenu une parodie de recherche d’emploi avec un CV de 200 pages, une lettre d’hésitation, un bilan d’incompétences et un ‘‘çapresse book’’.

- De quoi aviez-vous besoin de vous libérer ?

C’était une nécessité pour me sauver et sauver le monde, car je devenais de plus en plus furieusement idéaliste. Le grand problème de ma vie, c’est le suicide de mon père, quand j’avais 15 ans. Ma vie a changé du jour au lendemain sans que je comprenne ce qui se passe. L’écriture m’a permis de canaliser ma colère, de rationaliser mes peurs, mes frustrations, mes angoisses. Elle m’a apporté un calme intérieur, un sentiment d’extase et j’ai réussi à dire pourquoi je m’ennuie et qu’est-ce qui m’ennuie. Je ne savais pas quoi faire de la suite de ma vie et l’écriture m’a décidé à reprendre des études de philosophie.

- Quel est le propos de votre manuscrit ?

Je déballe toute ma vie et je me cache derrière pour révéler des choses sur mon lecteur-auditeur. Je raconte le sentiment d’ennui. Quand on a du travail on le chasse, quand on n’en a pas on le fuit et moi, je suis le ventriloque de l’ennui. J’ai compris ce que le sentiment d’ennui a à dire aux gens. Dans ces 200 pages, j’évoque mon adolescence, mes études à Nancy, ma découverte du monde du travail à Paris, mon voyage à vélo en Roumanie, mes rêves de Sibérie à vélo et je parle beaucoup de masturbation parce que, quand on vit en ermite, c’est la tentation permanente à moins de trouver un plaisir supérieur, mais je ne bois pas et je ne me drogue pas ! Je m’en prends assez vivement à certaines formes de cultures populaires, à l’université, au fondamentalisme chrétien, à la pornographie… J’ai de la fureur contre la violence et j’ai toujours l’impression que la vérité est toute bête et que personne ne voit rien parce que ça demande du courage. La philosophie qui m’inspire, c’est le cynisme antique.

- Pourquoi une lecture publique en direct de La Vitrine ?

Pour finir ce que j’ai commencé. En 2010, j’ai débuté la lecture de mon manuscrit sur radio MNE (NDLR : Mulhouse net expérience). Je suis revenu à ce texte écrit entre 2001 et 2004 faute de pouvoir écrire du neuf. La radio, c’est une bénédiction pour moi avec les millions d’auditeurs potentiels. Mon manuscrit a toujours été dirigé vers autrui. Je suis un prédicateur et mon message n’est autre que ‘‘Tu dois changer ta vie’’.

- À quand un prochain manuscrit ?

J’ai besoin d’un calme d’ermite pour écrire : pas de télévision, pas d’internet, pas de journaux, pas de divertissement. Juste ma feuille de papier et moi. C’est une discipline de fou et je ne suis pas sûr d’y arriver à nouveau. Je ne vois plus la solution pour trouver l’inspiration. J’ai lu Schiller récemment, mais ça ne suffira pas à me remettre à écrire. Pourtant, j’ai encore un maigre espoir de pouvoir vivre de ma plume.

Y ALLER Samedi 24 septembre à partir de 15 h à La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Entrée libre. À écouter également en direct sur www.radiomne.com

Philippe Braun donne rendez-vous à La Vitrine, samedi, pour la lecture des dernières pages de son manuscrit. Photo Denis Sollier.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 22/09/2011 - Propos recueillis par Céline Bechler - www.lalsace.fr)

mardi 13 septembre 2011

Les « étrangetés » de Marie Meier à La Vitrine

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« Oddities », en français étrangetés, bizarreries ou encore singularités, est le titre de l’exposition de Marie Meier créée spécialement pour La Vitrine, la boutique mulhousienne dédiée aux créateurs locaux et gérée par l’association Old School. Une collaboration attendue depuis l’ouverture du lieu, en novembre dernier, et qui a réuni beaucoup de monde, vendredi soir, avenue Kennedy, pour le vernissage en présence de l’illustratrice « goth’n’roll ».

Grâce à Marie Meier, le gothique, l’ésotérisme, le macabre sortent de l’ombre. Un trait fin et précis, beaucoup de couleurs et une touche de féminité et ils deviennent flamboyants, poétiques et populaires. Ce qui n’est pas pour déplaire à l’artiste. « Je n’ai pas de discours sur ce que je fais. Ce n’est pas conceptuel. Je pars de thèmes surréalistes sans avoir de message politique. Je travaille à l’instinct », a-t-elle confié vendredi soir, arborant un large sourire, contrastant lui aussi avec son univers sombre.

Clins d’œil aux icônes du rock, culture mortuaire du Mexique ou tatouages, les fans de Marie Meier retrouveront tout l’univers de l’illustratrice dans une série d’assiettes — une première dans son parcours — dans des aquarelles ou dans des « giclée print » (une technique d’impression et de reproduction numérique d’œuvres d’art), un hommage au club des 27 : Kurt Cobain, Amy Winehouse, Jimi Hendrix, Jim Morrison. « Il y aura aussi Janis Joplin », a-t-elle indiqué. Mythes et symboles

Boules de billard n° 8, ailes d’ange, sirènes, oiseaux, cœurs percés, flammes, sang, têtes de mort, croix, ses œuvres sont truffées de symboles. Avec sa première série d’assiettes, exposée pour la première fois, l’artiste poursuit un travail sur la céramique débuté sur des crânes. « C’est un concept d’assiettes souvenir, un clin d’œil à des personnalités comme Charles et Diana, le pape… Je travaille aussi beaucoup sur les figures féminines », a-t-elle confié. La féminité, c’est peut-être ce qui rend le travail de Marie Meier si singulier.

Y ALLER La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse, du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 19 h, le samedi de 10 h à 19 h.
par C.B
Article paru dans le journal L'Alsace du 13/09/2011

vendredi 26 août 2011

C'est la rentrée à La Vitrine !

Le mois de septembre s'annonce chargé dans la boutique des créateurs locaux. Voici quelques dates à noter dans vos agendas.


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T-shirt 100x ni L'oie samedi 3 septembre de 14h à 18h


Lancement de la nouvelle collection de t-shirts avec démonstration de sérigraphie.
Vous pouvez amener votre t-shirt et pour la modique somme de 5 €, vous le faire sérigraphier ! Attention, pas de synthétique.
100 X ni L’oie (“sans foi ni loi” en rébus), petite marque de fringues pièces uniques, un brin provocatrice et rebelle pour les descendants des pirates, corsaires, sorcières, et des Marie-Antoinette délurée.
www.100x-ni-loi.com



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Marie Meier & DJ Bush vendredi 9 septembre

vernissage à 18h30 à la Vitrine & after à 21h30 aux Copains d’Abord

Le vernissage de l’exposition Oddities de Marie Mier aura lieu à la Vitrine ; aquarelles & prints. Illustratrice, elle a collaboré avec Philippe Manoeuvre, Virginie Despentes, Kansas Of Elsass, Arte... Elle travaille aussi autour de l’effeuillage burlesque et de la pin up. Pour Oddities, elle présente une série d’aquarelles et de tirages d’art reflet de son univers, entre musique, tatouages, burlesque et arts folk. www.mariemeier.org - burlesquecorner.com
Rendez-vous aux Copains d'Abord (rue Pasteur à Mulhouse) pour une after dédicaces, avec DJ Bush.
Wild Party Insanely Rockin’Est : ressortez la gomina “Valmor” et brillantinez-vous la pompadour, cirez vos creepers triple semelle, n’oubliez-pas votre peigne en forme de cran d’arrêt...cherchez votre copine à la sortie de son strip burlesque, faites vrombir votre Hot-Rod...c’est LA teuf ROCK’N’ROLL, de l’année !”


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Atelier Poupet Mobile mercredi 14 septembre à partir de 10h


Réalisation de robes en kit, disponibles à La Vitrine & atelier création d’un petit sac enfant.
Inscription souhaitée selon horaires : 10h-12h, 14h-16h, 16h-18h.
Atelier gratuit pour les acheteurs d’un kit “Fais-la toi-même!” (robe poupet mobile, kit prêt à coudre). 10 € pour la création du sac enfant.
Inscriptions à lavitrine@old-school.fr ou au 03 89 33 11 11 atelierdartmobile@free.fr · www.poupet-pouket.com




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Les mines de l’introspection samedi 24 sept. à 15h par Philippe Braun


La dernière émission du manuscrit autobiographique Les mines de l’introspection : après le curriculum vitae de 200 pages, on finit par la lettre d’hésitation, le bilan d’incompétences et le çapresse book.
L’écriture reste enragée comme d’habitude, évidemment. Écoutez ses précédentes émissions radio ici

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