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« Oddities », en français étrangetés, bizarreries ou encore singularités, est le titre de l’exposition de Marie Meier créée spécialement pour La Vitrine, la boutique mulhousienne dédiée aux créateurs locaux et gérée par l’association Old School. Une collaboration attendue depuis l’ouverture du lieu, en novembre dernier, et qui a réuni beaucoup de monde, vendredi soir, avenue Kennedy, pour le vernissage en présence de l’illustratrice « goth’n’roll ».

Grâce à Marie Meier, le gothique, l’ésotérisme, le macabre sortent de l’ombre. Un trait fin et précis, beaucoup de couleurs et une touche de féminité et ils deviennent flamboyants, poétiques et populaires. Ce qui n’est pas pour déplaire à l’artiste. « Je n’ai pas de discours sur ce que je fais. Ce n’est pas conceptuel. Je pars de thèmes surréalistes sans avoir de message politique. Je travaille à l’instinct », a-t-elle confié vendredi soir, arborant un large sourire, contrastant lui aussi avec son univers sombre.

Clins d’œil aux icônes du rock, culture mortuaire du Mexique ou tatouages, les fans de Marie Meier retrouveront tout l’univers de l’illustratrice dans une série d’assiettes — une première dans son parcours — dans des aquarelles ou dans des « giclée print » (une technique d’impression et de reproduction numérique d’œuvres d’art), un hommage au club des 27 : Kurt Cobain, Amy Winehouse, Jimi Hendrix, Jim Morrison. « Il y aura aussi Janis Joplin », a-t-elle indiqué. Mythes et symboles

Boules de billard n° 8, ailes d’ange, sirènes, oiseaux, cœurs percés, flammes, sang, têtes de mort, croix, ses œuvres sont truffées de symboles. Avec sa première série d’assiettes, exposée pour la première fois, l’artiste poursuit un travail sur la céramique débuté sur des crânes. « C’est un concept d’assiettes souvenir, un clin d’œil à des personnalités comme Charles et Diana, le pape… Je travaille aussi beaucoup sur les figures féminines », a-t-elle confié. La féminité, c’est peut-être ce qui rend le travail de Marie Meier si singulier.

Y ALLER La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse, du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 19 h, le samedi de 10 h à 19 h. par C.B Article paru dans le journal L'Alsace du 13/09/2011


Trois créatrices de mode ont présenté hier leur savoir-faire à la Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse.

Leurs œuvres étaient exposées à la Vitrine depuis l’ouverture, en novembre dernier, de cette boutique associative gérée par l’association Old School. Mais samedi, « les filles » ont investi complètement les lieux. Les filles, ce sont trois créatrices alsaciennes, la Mulhousienne Poupet Pounket et les deux Strasbourgeoises Lempkin’s Box et la Dame de lys.

Artisanales et décalées, leurs créations méritaient bien ce coup de projecteur : kitsch rétro assumé, avec les bijoux Belle époque de la Dame de lys, boléros presque sages chez Lempkin’s Box, petites robes baroques aux couleurs estivales pour Poupet Pounket…

« On nous a proposé de faire un zoom sur nous trois, pour montrer un peu plus ce que l’on savait faire », se félicite Poupet Pounket, tout en essayant de classer ses robes par couleurs, de l’orange au bleu. L’activité ne manque pourtant pas pour la jeune Mulhousienne, qui se prépare notamment à exposer ses créations à Paris, dans le cadre du village alsacien que le Comité régional du tourisme va installer place du Palais-Royal, du 16 au 19 juin prochain. La Vitrine comme avant-goût des abords du Louvre, c’est plutôt pas mal !

O.C.
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Les créatrices alsaciennes ont investi la boutique associative d’Old School. Photo Darek Szuster

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 29 mai 2011 - http://www.lalsace.fr)



Un café avec Clémentine dans La Vitrine

Installée à Mulhouse depuis un an, Clémentine Martinez est illustratrice. Sa matière de prédilection : le café, auquel elle ajoute peinture, brou de noix, épices, sable ou feuilles séchées. Une technique à découvrir samedi dans les locaux de La Vitrine.

Depuis quelques semaines, les clients de La Vitrine, située avenue Kennedy, ainsi que les passants, ont découvert le travail d’une jeune illustratrice, en particulier une série de visages asiatiques, Les orchidacées, dont le trait évoque un carnet de voyage. Les visages et les fleurs s’y côtoient, voire s’entremêlent dans une harmonie parfaite, alors que rien ne les destinait à se rencontrer, si ce n’est l’esprit créatif de Clémentine Martinez. « Dans mon travail, le support est extrêmement important. J’utilise de vieux livres qui possèdent une histoire, trouvés dans des brocantes, ou des papiers récupérés, explique la jeune femme de 26 ans. Le sujet découle ensuite des pages du livre. C’est une communication entre le fond et la forme. Les graphismes vont faire vivre mes dessins. » Dans Les orchidacées, il s’agit de vieilles planches de botanique illustrées.

Installée à Mulhouse depuis un an, Clémentine Martinez est Marseillaise. Elle cultive un goût pour le dessin, l’image, la décoration, le design, la mode et l’accessoirisation depuis son plus jeune âge. Bricoleuse au sens propre du terme, elle aime jouer avec les couleurs, et encore plus les matières.

« L’illustration, c’est du design de l’image »

Après un brevet technique en architecture et décoration au lycée d’arts appliqués de Marseille, elle poursuit ses études par un brevet de technicien supérieur (BTS) en design de mode et choisit de se lancer dans l’illustration. « L’illustration, c’est du design de l’image. Il s’agit de raconter une histoire par le dessin, qui devient ainsi un bel objet, un petit bijou même, car j’aime travailler dans le détail et la minutie », raconte Clémentine Martinez.

La touche très personnelle de Clémentine, c’est l’utilisation de café hyperconcentré comme matière première au bout du pinceau, ou parfois sur un trait de bambou. « J’ai commencé il y a sept ans avec le suc, par accident, puis j’ai essayé d’apprivoiser la matière. Le café se travaille à l’infini et permet d’obtenir des effets plus ou moins intenses, précise l’illustratrice. D’habitude, le café sert de lavis, moi, c’est ma matière principale. » Elle y ajoute de la gouache, de l’acrylique, de l’aquarelle, de la peinture à l’huile, du crayon de couleur, de la bombe et un tas d’autres matières naturelles comme le sable, les épices, les feuilles séchées etc. « C’est de la cuisine. L’intention, c’est le travail de la matière pour obtenir du relief, d’où ce jeu de superposition de techniques », commente-t-elle.

Après quelques séries de visages du monde, l’illustratrice s’est intéressée à l’anatomie, et plus particulièrement à l’ostéologie. « J’adore les personnages et les corps. Pour moi, le crâne est un accessoire comme les autres. C’est très graphique et c’est plus sexy qu’un bassin ou qu’un tibia ! », considère-t-elle. Une dizaine de couches successives et une semaine de travail, séchage compris, ont été nécessaires pour cette « tête de mort » revisitée sur fond d’une roue. Feuilles d’or, perles et broderies

Actuellement, Clémentine Martinez travaille déjà sur un autre thème : celui des armures, des casques et des armes à feu, « avec tous les détails de gravure qu’on trouve sur les armures ». Elle aimerait aussi tenter de nouvelles expériences en incrustant des feuilles d’or, des perles ou des broderies. À son compte depuis quelques mois, la jeune femme s’applique à créer un jeu des 7 familles avec huit autres illustrateurs pour le compte de l’association Ustensibles, cherche des éditeurs et démarche des galeries. Elle expose actuellement à Zee Art, à Strasbourg, et sera présente à la place des Arts les 11 et 12 juin à Strasbourg pour une performance. Demain, toute la journée, elle réalisera un diptyque de 100 cm sur 140 cm dans la devanture de La Vitrine. Deux toiles, deux chevalets dirigés vers l’extérieur, des pinceaux, de la gouache, et surtout, deux litres de café !

Y ALLER Samedi 16 avril, de 10 h à 19 h, à La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Tél. : 03.89.33.11.11.

CONTACTER Clémentine Martinez, 06.21.97.14.02. Ses illustrations sont visibles sur www.fruitconfit.blogspot.com

Céline Bechler

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Samedi, Clémentine Martinez réalisera un diptyque sous les yeux des passants dans la devanture de La Vitrine, avenue Kennedy, en mêlant plusieurs techniques, dont celle au café. Photo Dom Poirier

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 15 avril 2011 - www.lalsace.fr)

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Création /// Une vitrine pas comme les autres

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Habits de créateurs, toiles d’artistes, objets de bricoleurs, la Vitrine innove. Photo Dom Poirier

Depuis mercredi, une galerie pas tout à fait comme les autres a ouvert au 53, avenue Kennedy à Mulhouse. La Vitrine est un joyeux mix entre une boutique de bric et de broc et une galerie chic et choc.

Avenue Kennedy, il y a souvent des enseignes qui ferment. Mais pas seulement. Exemple cette semaine avec l’ouverture de la Vitrine, au numéro 53, dans l’ancien local d’une agence immobilière. Au premier coup d’œil, on se dit que cette Vitrine, c’est une boutique. En y regardant de plus près, ça ressemble à une galerie d’art. De l’art soit, mais de l’art qui ne se prend pas trop au sérieux. « Notre concept est d’être un peu entre les deux, explique Alex Weisbeck, qui anime le lieu avec Alex Boillot. Le principe est d’exposer et de vendre les objets des créateurs locaux. » Pour l’ouverture, on trouve des toiles de Fanny Delqué, des photomontages de Muriel Collin, des habits de Poupet Pounket et 100 X ni L’oie, des bijoux de Lempkin’s Box et La Dame de Lys, des CD collectors de La vieille école… Bref, un vrai bric-à-brac de bon goût, à des prix tout à fait honnêtes. « C’est aussi une de nos spécificités, souligne Alex W. Ici tout est à vendre et on n’a pas peur de mettre les prix. »

Un salon aussi

Sans même tenir compte des cartes postales, on trouve des crayons de menuisier pour fille à partir de 2 € et les toiles les plus chères ne dépassent pas les 500 €. Autre point positif pour cet espace d’une cinquantaine de m² géré par l’association Old School : la Vitrine est aussi un salon où l’on cause, où on lit des revues artistiques hautement recommandables, le journal L’Alsace et où l’on papote de l’air du temps et de l’art du moment. Les deux Alex promettent de faire tourner les créations pour ne pas lasser les visiteurs. Une vraie Vitrine magique, donc, mais de bon goût !

Laurent Gentilhomme

Y ALLER La Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 19 h. Le samedi de 10 h à 19 h. Ouverture les dimanches 12 et 19 décembre. www.danslavitrine.com

(article paru dans le journal L'Alsace le 25 novembre 2010 - www.lalsace.fr)